17 septembre 2009
toujours à propos de ce déménagement
Aux dernières nouvelles le site est partiellement transféré. L'adresse en est :
www.lettresdailleurs.over-blog.com Ne pas oublier le tiret entre over et blog sinon vous risquez d'être rejeté dans les vastes ténèbres de la Toile. Pour vous amuser : je ne peux pour l'instant y pénétrer qu'en visiteur, tout comme vous... Merci à Marie (d'ici) de son aide décisive !
Je tenterai d'améliorer, dès que possible la présentation et de faire apparaître vos commentaires.
A propos : Nous sommes dans quelle année de l'ère du web : AW 15 ou 20 ou plus ? Qui le sait ? En tout cas l'ère BW (before web) semble se perde dans la nuit des temps...
16 septembre 2009
déménagement du site - suite
Bonjour à tous,
Lorsque le transfert aura été effectué la nouvelle adresse de ce site sera: www.lettresdailleurs.overblog.com
Je vous souhaite de le retrouver aisément, si le coeur vous en dit, blotti dans un petit pixel de la Toile, ronronnant d'impatience dans l'attente de vos visites.
J'offrirai un bonbon "quignardesque" à qui m'en donnera le/a premier/ère des nouvelles.
Puisse ce seizième jour de septembre vous être clément !
Paul
15 septembre 2009
Attention : déménagement de ce site
"Je vais prochainement déménager chez over-blog".
07 septembre 2009
Des mots et des sons
“I have never loved you so much in all my life.”
You answered, “Doesn’t love begin at the beginning?” ¹
Pourquoi ces deux vers de Robert Lowell apaisent-ils mon inquiétude aujourd’hui ? Pourquoi agissent-ils comme pierre blanche sur terre d’ombre ?
Sans doute parce qu’au-delà de leur sens, du contexte dans lequel ils furent prononcés, ils expriment ces rares fois où, par je ne sais quel miracle, nous trouvons les mots justes qui demandent et les mots justes qui répondent. Tout à coup, le seul souci est de composer un lien avec l’autre, lien qui relève plus de la musique que des paroles, lien qui, dépassant les formes linguistiques soudain devenues inutiles s’en vient fouiller au plus profond de notre être : plus de sens à parcourir, juste l’harmonie ; on s’en satisfait.
Alors éclate l’évidence : seule cette question pouvait être posée, seule cette réponse pouvait être donnée - à ce moment là, entre ces deux là. Avec ces mots là.
Dialogue si rare qu’il en devient presque impossible ?
Robert Lowell ne s’y trompe pas qui place ces deux vers dans un rêve. « Father in a dream ,» ² annonce-t-il.
Le fils s’y adresse au père, mort peut-être ?
L’éclatante concision minérale que peut avoir la langue anglaise - je ne parle pas ici de cette langue flétrie, mercantile et obscène qui n’est qu’un sinistre outil de communication – mais de celle qui roula sa bosse depuis Chaucer jusqu’à e e cummings (qui ne voulait pas de majuscules à son nom) ou Dylan Thomas, est infiniment difficile à rendre en français notre belle langue, si fluctuante, si lyrique qui derrière ses volutes esthétiques force néanmoins à l’interprétation.
Tentez donc de traduire ces deux vers comme je m’y suis amusé. Pas de souci avec le premier, quoique...
Le second, en revanche est furieux. On peut y mettre tant de mondes différents, tant de Weltanschauung, tant de cosmogonies, tant de sensibilités qui tous et toutes ne manquent pas de trahir ce que voulait exprimer le poète. Mais après tout qu’importe : au commencement était l’amour sans quoi il n’y aurait pas eu de commencement, n’est ce pas !
Et puis un poète n’est-il pas fait pour être trahi...
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¹ « De toute ma vie, je ne t’ai autant aimé. »
Tu m’as répondu, « L’amour ne naît-il pas au tout premier instant ? »
² « Le père, en rêve »
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Robert Lowell, Selected poems, The noonday Press, New York
p. 197

