21 juin 2009
Repères - à G.
Dans le titre donné la phrase gît déjà
pensée étincelante qui s'en veut de mourir ;
nos corps apaisés entendent les mots qui sonnent
répons interdits, des cultes ignorés
***
Jamais les mots obtus ne brisent le silence,
leur gangue même éclatée ne répand pas de sève
la vie est au-delà
***
au crucifix de la peau la douleur s'écartèle
il est tard pour pleurer
***
les douleurs tapies harcèlent nos atomes
leurs rafales acérées blanchissent nos ivoires
***
Il est de ces bateaux
aux coques tailladées par des lames vivaces
dont l'ombre multiple erre
incapable de trouver la mère de sa nuit
***
D'improbables retours, le temps est détourné
l'écriture meurtrie ne reprend qu'à demi
ce qui fut trop aimé
Les étangs insensés qui battaient dans nos corps
à jamais se déprennent -leurs fonds sont inversés-
***
Des roseaux déjetés vibrent dans le vent,
leurs brindilles osseuses abritent des hérons
gris et argentés qui rêvent d'océans...
mais, écartelées, nos âmes aux spores inconnues
s'arc-boutent indécises -
leurs devenirs dépris, au temps ne convient plus.
Poème retravaillé, réécrit ce jour.

