© Lettres d'ailleurs, d'ailleurs

Dits et écrits : espaces intérieurs, temps présents flottant entre passés irrémédiables et avenirs à peut-être venir. Mots jetés, paroles à confronter, idées à (dé)partager. (sauf indication contraire, peintures, dessins et photos sont de l'auteur avec ©)

10 juin 2009

à l'ami comédien, au texte confondu

au texte, confondu

les ombres de tes mots parcourent mon visage

que mes lèvres

       - quelques secondes encore -

retiennent,

je marche dans le silence des projecteurs...blanc ;

inaccompli,

         comédien perdu dans tous mes êtresles_rumeurs_du_bleu

j'attends de devenir corps

          à mon corps défendant

déjà mes gestes s'accumulent

          au pourtour de cet homme

qu'à l'éveil je serai...

Tes yeux,

           par mon regard,

avides, en croisent d'autres

mais moi, amas inouï aux êtres successifs,

je te donne mes sens, t'offre mes espaces

aux arpents infinis

           sculptés dans ma mémoire.

Prends-les

mon étranger, si proche de mon âme

            tu n'es que l'au-delà si sauvage, si cruel

                    de la mort qui m'attend.

         

   

Posté par hubris36 à 01:12 - autour d'un tableautin - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Comédien ou acteur ? En lisant j'ai en arrière-yeux un visage de clown blanc qui ne cache pas sa mélancolie, parfois sa détresse. On regarde toujours l'autre, celui qui nous fait rire.

Posté par Marie, 10 juin 2009 à 20:11

à Marie

Tu as raison Marie, le corps de ce clown blanc c'est aussi celui du comédien, lisse, vierge avant que ne s'y incruste cet autre qu'il va incarner. Paraître pour être ...

Posté par Paul, 20 juin 2009 à 10:04

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=126392&pid=14025437

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :