10 juin 2009
à l'ami comédien, au texte confondu
au texte, confondu
les ombres de tes mots parcourent mon visage
que mes lèvres
- quelques secondes encore -
retiennent,
je marche dans le silence des projecteurs...blanc ;
inaccompli,
comédien perdu dans tous mes êtres
j'attends de devenir corps
à mon corps défendant
déjà mes gestes s'accumulent
au pourtour de cet homme
qu'à l'éveil je serai...
Tes yeux,
par mon regard,
avides, en croisent d'autres
mais moi, amas inouï aux êtres successifs,
je te donne mes sens, t'offre mes espaces
aux arpents infinis
sculptés dans ma mémoire.
Prends-les
mon étranger, si proche de mon âme
tu n'es que l'au-delà si sauvage, si cruel
de la mort qui m'attend.
Commentaires
Comédien ou acteur ? En lisant j'ai en arrière-yeux un visage de clown blanc qui ne cache pas sa mélancolie, parfois sa détresse. On regarde toujours l'autre, celui qui nous fait rire.
à Marie
Tu as raison Marie, le corps de ce clown blanc c'est aussi celui du comédien, lisse, vierge avant que ne s'y incruste cet autre qu'il va incarner. Paraître pour être ...
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