30 mai 2009
aux détours infinis
La pluie cette nuit criaille à mes fenêtres
Repliées, endiguées,
nos heures -aux volutes défaites-
arc-boutent leurs ombres.
Insoumises, acharnées,
d'espaces en espaces
nos mémoires s'aventurent
où rôde le divin.
Sans trêve, sans répit
mes traques -de rêve en rêve-
débusquent l'infini
des maelstroms dérivent, se détournent, s'enfouissent
- aux flagrances indicibles -
Parenthèses trop étroites à nos corps accomplis
des céruses argentées
dessinent nos limites
un instant oubliées
Encombrées pourtant,
nos âmes insatiables
à jamais se repaissent
de la mémoire des temps.
Commentaires
Des contours définis, des âmes insaisissables et pas d'immortalité. Que ces mots ne viennent ternir la vigueur poétique quand le fond prévaut sur la forme. :-)
Pour plagier Madame Rolland parlant de Rousseau je dirai que bien m'a pris de ne vous lire que tard.
J'eusse pu en devenir fou.
à Henri-Pierre : L'informatique parfois à de ces furieuses contorsions eschériennes, n'est ce pas ? Pardonnez tous ces "bugs" indépendants de ma volonté, comme on dit lâchement.
Sur mon autre site "bergames" il n'est de jours (ou de nuits) où je n'enrage. La placidité ironique de mon écran d'ordinateur devient alors proprement insupportable !
Aux détours infinis, c'est près du corps de l'autre que je me retrouve lorsque je m'égare sur les chemins qu'il m'ouvre
limites abolies
au cœur des différences
insatiablement savourées
jusqu'à ce que l'ivresse
fasse trébucher
les aubes qui percent
sous les paupières inassouvies.
Merci, cher Paul, pour ces instants offerts.
Fidèlement à vous.
à Jean-Christophe
Oui, cher Jean-Christophe, l'autre est ce temps primordial, avenir de nous-même sans qui nous ne serions plus. C'est douleur-bonheur d'aimer cet autre qui ne diffère de nous que par ce bref espace qui l'entoure, à jamais pourtant infranchissable...
Merci de votre si beau commentaire et de votre amitié.
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