© Lettres d'ailleurs, d'ailleurs

Dits et écrits : espaces intérieurs, temps présents flottant entre passés irrémédiables et avenirs à peut-être venir. Mots jetés, paroles à confronter, idées à (dé)partager. (sauf indication contraire, peintures, dessins et photos sont de l'auteur avec ©)

30 mai 2009

aux détours infinis

d_labrement_de_murs

La pluie cette nuit criaille à mes fenêtres

Repliées, endiguées,

    nos heures -aux volutes défaites-

                             arc-boutent leurs ombres.

Insoumises, acharnées,

             d'espaces en espaces

                     nos mémoires s'aventurent

                                                        où rôde le divin.

Sans trêve, sans répit

              mes traques -de rêve en rêve-

                                                  débusquent l'infini

des maelstroms dérivent, se détournent, s'enfouissent

             - aux flagrances indicibles -

Parenthèses trop étroites à nos corps accomplis

           des céruses argentées

                            dessinent nos limites

                                         un instant oubliées

Encombrées pourtant,

              nos âmes insatiables

                          à jamais se repaissent

                                           de la mémoire des temps.

Posté par hubris36 à 21:59 - jours et couleurs - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires

Des contours définis, des âmes insaisissables et pas d'immortalité. Que ces mots ne viennent ternir la vigueur poétique quand le fond prévaut sur la forme. :-)

Posté par Marie, 31 mai 2009 à 14:48

Pour plagier Madame Rolland parlant de Rousseau je dirai que bien m'a pris de ne vous lire que tard.
J'eusse pu en devenir fou.

Posté par Henri-Pierre, 04 juin 2009 à 22:22

à Henri-Pierre : L'informatique parfois à de ces furieuses contorsions eschériennes, n'est ce pas ? Pardonnez tous ces "bugs" indépendants de ma volonté, comme on dit lâchement.
Sur mon autre site "bergames" il n'est de jours (ou de nuits) où je n'enrage. La placidité ironique de mon écran d'ordinateur devient alors proprement insupportable !

Posté par Paul, 05 juin 2009 à 12:54

Aux détours infinis, c'est près du corps de l'autre que je me retrouve lorsque je m'égare sur les chemins qu'il m'ouvre
limites abolies
au cœur des différences
insatiablement savourées
jusqu'à ce que l'ivresse
fasse trébucher
les aubes qui percent
sous les paupières inassouvies.

Merci, cher Paul, pour ces instants offerts.
Fidèlement à vous.

Posté par Jean-Christophe, 06 juin 2009 à 15:55

à Jean-Christophe

Oui, cher Jean-Christophe, l'autre est ce temps primordial, avenir de nous-même sans qui nous ne serions plus. C'est douleur-bonheur d'aimer cet autre qui ne diffère de nous que par ce bref espace qui l'entoure, à jamais pourtant infranchissable...
Merci de votre si beau commentaire et de votre amitié.

Posté par Paul, 10 juin 2009 à 10:58

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=126392&pid=13910512

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :