25 mai 2009
Dis moi, ma bien aimée, l'immortalité, c'est pour quand ?
Innocent dans le noir
Toi, antinomique
au visage de cire
mon immobile père
quitté par ce qui est
La mémoire de mes mains
retient pour une vie
la marque inachevée de ton œil prévisible
Absence insensée de ton corps défait
retenu à demi par cette boîte intense
Silence souligné du rideau d’hôpital
quand triste tu murmurais
- je n’en peux plus
de vivre –
mais hoquetant tu glisses
porphyre au sable grège
vers ta mort accomplie
innocent dans le noir
pourtant impardonné
tu es le froid envers
de mes rêves d’enfant.
(Poème ici modifié ; déjà publié dans mon recueil « Sulfures au Corps » ISBN : 274830057-2)

