25 avril 2009
Obstacles
Des portes sans tain lentement se referment
sur des secrets inachevés
interstices invisibles aux rez-de-pierres nues
des murs étirent leurs arcs pétrifiés, bâillonnent nos espaces,
scellent nos devenirs
embrasures, cicatrices aux combles déchirés
la rigueur de leurs pierres façonne nos heures, scande nos cadences,
rythme nos détours
filets enchevêtrés aux lignes illisibles
des rouilles fragiles éprouvent les ferrures
d’étais bardés de trop de clous brisés
failles inaccomplies aux desseins indécis
Alors -
sauvages,
galopant vers les murs, les akhal-téké se ruent
brisent leurs sabots contre les pierres desserties
éclatent leur crâne aux linteaux affaissés
Sans hâte
poursuivis de néant
sept hommes s’avancent, s’approchent, se dressent
m a s s e s b r u t a le s
aux poignards de sang.
© photos Cyrille Hassoun



