30 août 2008
séquence III
Mes allers me brûlent sans leurs retours imprévisibles. Inlassablement, Judith arpente les dalles de ses souvenirs aux échos à demi détruits, enfouis dans ce qu'elle a coutume d'appeler " mes brusques profondeurs. " Les temps de ses espérances ne dépassent jamais leurs verticaux horizons. Traits de terre qui, dans les brumes, enfoncés ne prennent pas à l'évidence les traces de ses pas trop légers. Frivole, se dit-elle ; ne pas trop penser, ni songer, ni se laisser aller à ne pas être. Ne pas rêver. Brusquer les entours comme jadis, dans les rues trop claires du Paris que j'aimais.

